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☀️💧Sécheresse 2026 : les bassins versants de la Bèze et de la Vingeanne placés en « alerte »

Face à l’aggravation de la situation hydrologique et au franchissement des seuils d’alerte, l’ensemble du territoire est placé en alerte sécheresse.

Des mesures de restriction des usages de l’eau sont mises en place. Pour connaître les restrictions applicables dans votre département, consultez la plateforme VigiEau : https://vigieau.gouv.fr/. Ces informations sont également disponibles en mairie de votre commune.

Récapitulatif à l’échelle du territoire :

🟨 Bassin versant de la Bèze : alerte (à compter du lundi 29 juin 2026) ,
🟨 Bassin versant de la Vingeanne en Haute-Marne : alerte,
🟨 Bassin versant de la Vingeanne en Côte-d’Or : alerte (à compter du lundi 29 juin 2026),
🟨 Bassin versant de la Vingeanne en Haute-Saône : alerte.

Nouveaux records de chaleur

Seulement quelques semaines après la première, le territoire est à nouveau frappé par une vague de chaleur historique. Depuis le début de l’année, une vingtaine de records journaliers de chaleur ont été battus (20 à Langres et 22 à Dijon). Les records enregistrés cette semaine dépassent les précédents de 4,3 °C à Langres et 4,6 °C à Dijon.

Déficit pluviométrique marqué

À cette chaleur prolongée s’ajoute un manque cruel de pluies, pour ne pas dire une absence totale. Le peu tombé dernièrement n’est absolument pas significatif. La majeure partie de cette eau a été interceptée par la végétation ou s’est rapidement évaporée sous l’effet de la chaleur. Le déficit pluviométrique atteint actuellement environ 65 % sur les stations du territoire.

Des cours d'eau à des niveaux exceptionnellement bas

Les débits de la majeure partie des cours d’eau sont extrêmement bas pour un mois de juin. A titre d’exemple, le débit moyen actuel de la Vingeanne pour le mois juin à la station de Saint-Maurice est de 0,51 m³/s, soit un déficit de 69 % par rapport débit moyen mensuel (1,66 m³/s). Il est également 43,5 % inférieur au débit moyen normalement observé en août (0,902 m³/s).

L’épisode prolongé de forte chaleur, associé au manque de pluie et à une évapotranspiration élevée (évaporation de l’eau et transpiration de la végétation), ont amplifié et accéléré l’assèchement des sols et la baisse des débits des cours d’eau. Nous ne sommes qu’en juin et la situation est très préoccupante, et ce, à tous les niveaux.